Le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de Police Mahamadou Sana, a procédé, ce mardi 3 mars 2026, au lancement de la première session ordinaire 2026 du cadre de concertation des organes de contrôle de son département. Cette rencontre constitue un cadre d’échanges, de planification et d’harmonisation des pratiques entre les différentes structures de contrôle du ministère, afin de lutter plus efficacement contre la corruption.
Le ministère de la Sécurité se lance dans une offensive contre la corruption. À cet effet, les différents acteurs des services de contrôle sont en conclave à Ouagadougou, en vue d’harmoniser leurs pratiques pour renforcer l’efficacité de la lutte.
Selon l’inspecteur général des services de contrôle, le contrôleur général de police Hamadou Guigma, cette session vise à permettre aux différents organes de contrôle de favoriser la mutualisation des moyens à travers la collaboration et la réalisation de missions conjointes, de partager les expériences, de renforcer la coordination des actions, d’améliorer le suivi de la mise en œuvre des recommandations issues des audits dans les différentes structures et de contribuer à l’installation durable d’une culture de responsabilité et d’intégrité au sein des services.
“Les attentes placées en cette session sont fortes. Elles sont à la mesure des enjeux auxquels notre ministère est confronté. En effet, dans un contexte où la lutte contre le terrorisme exige des forces de sécurité toujours plus professionnelles et disciplinées, la qualité du contrôle interne devient un facteur déterminant de performance et de crédibilité”, a-t-il avancé.
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Au cours de ces travaux, a-t-il précisé, les participants auront l’occasion d’examiner les pratiques existantes, d’identifier les insuffisances, mais surtout de proposer des solutions concrètes pour renforcer l’efficacité des missions de contrôle au sein du ministère de la Sécurité.
“Notre ambition, à travers cette session, est de faire de ce cadre de concertation un véritable levier d’amélioration continue, au service d’une administration sécuritaire plus rigoureuse, plus cohérente et plus exemplaire”, a-t-il ajouté.
Pour le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, cette rencontre constitue une accélération de la marche vers la bonne gouvernance et un appel à la responsabilité des institutions.
“Elle a aussi le mérite pédagogique de nous placer, sans complaisance aucune, face à nos responsabilités. Cela nous rappelle si besoin en était encore, que la crédibilité d’une institution se construit durablement dans le temps, mais vacille en un seul instant. Ainsi, l’exigence d’intégrité cesse dès lors d’être un principe abstrait, elle devient plutôt une obligation quotidienne inaltérable et sans compromis”, a-t-il conscientisé.
Et de poursuivre que : “Lorsqu’un citoyen, déjà éprouvé par l’insécurité, est contraint de supporter des rackets et autres actes de corruption, ce n’est pas seulement une faute individuelle. C’est l’image d’une institution et partant de l’État, qui se délite peu à peu”.
Le ministre de la Sécurité est déterminé à faire bouger les lignes sur le front de la corruption dans son département. “La corruption sous toutes ses formes est à bannir. Elle est un affront à l’éthique et à la déontologie des corps. Elle est incompatible avec le sacrifice consenti par nos combattants au front, mais aussi avec les attentes légitimes de notre peuple. Nous entrons dans le temps de la responsabilité, une responsabilité individuelle, hiérarchique et institutionnelle”, a-t-il renchéri.
Selon lui, la lutte contre l’impérialisme et pour la reconquête pleine et entière de la souveraineté exige des institutions respectables, des femmes et des hommes dignes, intègres, consciencieux et profondément engagés au service de l’intérêt général.
Il a ajouté que cette session doit marquer un tournant décisif dans la manière d’agir et d’assumer les responsabilités. Concrètement, cela implique, a-t-il fait savoir, des contrôles plus rigoureux, systématiques et réguliers, des investigations menées avec indépendance et courage, une coordination renforcée et permanente entre les différents organes de contrôle, dénuée d’engagements insincères, et surtout des sanctions justes, proportionnées et effectivement appliquées, sans complaisance mais avec justice.
W.S
Burkina 24
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