Le 3 février 2023, Elty marquait l’histoire de la musique urbaine burkinabè avec son premier grand concert au CENASA. Trois ans plus tard, jour pour jour, l’artiste Lionel Tankoano, de son vrai nom,  a réuni partenaires, médias et acteurs du showbiz autour d’un apéro convivial pour dire « merci » et tracer les perspectives d’un futur radieux. C’était dans la soirée du Mardi 3 février 2026, à Ouagadougou.Â
C’était un moment de pause, loin du tumulte des grandes scènes, mais riche en symboles. À travers une vidéo rétrospective, les invités ont pu redécouvrir le parcours fulgurant de celui qui s’est imposé grâce à des pépites musicales comme « Doudouni » ou encore le très populaire « On a eu pain ».
Pour l’artiste, ce troisième anniversaire n’est pas qu’une question de chiffres, c’est le rappel d’un engagement pris avec son public. « Quand je regarde les images de ce 3 février 2023 au CENASA, je revois le stress mais surtout la force que le public m’a donnée.
Ces trois années ont été une école. Je ne suis plus tout à fait le même homme, mais je suis resté le même passionné », a confié Elty avec une émotion non dissimulée.
Si Elty est aujourd’hui sous les feux projecteurs, il n’oublie pas ceux qui, en coulisses, polissent son image et structurent sa carrière. Cet anniversaire était avant tout dédié aux managers, producteurs, communicateurs et partenaires qui croient en son potentiel depuis le premier jour.
« Un artiste seul ne peut rien. Si Elty est ce qu’il est aujourd’hui, c’est grâce à des mains invisibles qui travaillent jour et nuit. Cet apéro, c’est ma façon de leur dire que cette réussite est avant tout la leur. On met tous la main à la pâte pour porter haut les couleurs de notre musique », a-t-il ajouté.
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Le clou de la soirée a été la projection en avant-première de son tout nouveau clip intitulé « Jolie Yennega ». Même si le registre reste celui de l’amour, Elty explore ici une facette plus complexe et culturelle du sentiment amoureux.
Loin des clichés romantiques classiques, la chanson dépeint les difficultés d’un homme au tempérament « féodal », qui, malgré la force de ses sentiments, peine à extérioriser sa tendresse envers sa compagne.
En trois ans, Elty a su transformer l’essai de son premier concert en une carrière solide et prometteuse. Avec « Jolie Yennega », il confirme son statut de valeur sûre de la musique burkinabè.
Sié Frédéric KAMBOU
Burkina 24Â
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