Le maestro malien Boncana Maïga s’est éteint tôt le matin ce samedi 28 février 2026 à Bamako. Né à Gao, il était l’une des figures emblématiques de la musique ouest-africaine. Compositeur, arrangeur et flûtiste de talent, il a marqué plusieurs générations.
Formé à La Havane de 1964 à 1973 grâce à une bourse obtenue avec de jeunes musiciens maliens, il y acquiert de solides bases classiques (solfège, flûte, guitare), qui marqueront durablement son style.
De retour en Afrique, il s’installe en Côte d’Ivoire, où il fonde et dirige durant quatorze ans l’Orchestre national de la Radiotélévision ivoirienne, tout en enseignant la musique au Conservatoire national.
Proche du producteur sénégalais Ibrahim Sylla, il devient son arrangeur incontournable et participe à la renaissance des sonorités afro-cubaines en Afrique de l’Ouest. Leur passion commune donnera naissance au groupe Africando, dont les albums Trovador (1993) et Sabador (1994) marient langues ouest-africaines et répertoires cubains, mexicains et portoricains.
Boncana Maïga a également travaillé pour le cinéma, signant la bande originale du film Bal Poussière, du réalisateur ivoirien Henri Duparc, en 1988. Installé à Paris à partir de la fin des années 1980, il collabore avec de grands noms tels qu’Alpha Blondy, Aïcha Koné et Ray Lema.
Il restera aussi dans les mémoires pour l’émission musicale « Star Parade », diffusée sur TV5, qui a contribué à valoriser les musiques africaines à l’international.
Boncana Maïga était un passeur de cultures et un artisan du dialogue entre les rythmes mandingues et la salsa afro-cubaine.
Lefaso.net
Source : Africiné
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