L’année 2025 restera comme un tournant majeur dans l’histoire économique du Burkina Faso. Portée par une vision affirmée de souveraineté nationale, l’action publique s’est traduite par une accélération sans précédent de la transformation locale des matières premières, des réformes financières structurantes et l’émergence de nouveaux pôles industriels. Une dynamique qui redessine en profondeur la trajectoire de développement du pays.
Une offensive industrielle pour transformer plutôt qu’importer
Sous l’impulsion du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, le paysage industriel burkinabè a connu en 2025 une mutation significative. À Bobo-Dioulasso, le complexe Agroserv Industrie, fruit d’un investissement de 11 milliards de FCFA, transforme désormais 160 tonnes de maïs par jour, contribuant à la valorisation locale des céréales.
Toujours dans l’Ouest, l’usine Burkina Cajou affiche une capacité annuelle de 150 000 tonnes de noix d’anacarde, générant près de 1 700 emplois directs, et positionnant le pays comme un acteur crédible de la transformation de l’anacarde en Afrique de l’Ouest.
Le secteur céréalier s’est renforcé avec l’inauguration de la minoterie Moulin Double Star (M2S) à Saaba, capable de produire 220 tonnes de farine de blé par jour, réduisant ainsi la dépendance aux importations. À Komsilga, la SN-BRAFASO, réhabilitée pour 17 milliards de FCFA, illustre la volonté des autorités de relancer les unités industrielles stratégiques en difficulté.
Par ailleurs, la création de la société d’État Faso Kosam marque une étape décisive dans la structuration de la filière lait, avec l’ambition de couvrir 50 % des besoins nationaux à l’horizon de cinq ans.
Une révolution financière et numérique en marche
Le secteur financier a également connu d’importantes évolutions. Le groupe Vista Group Holding a finalisé l’acquisition majoritaire de Société Générale Burkina Faso, consolidant sa position sur le marché bancaire national. Dans le secteur des assurances, la fusion ayant donné naissance à SanlamAllianz Burkina Faso, ainsi que le lancement de Vista Assurance Burkina en juin 2025, ont renforcé la concurrence et l’offre de services.
Sur le plan technologique, le lancement de la plateforme nationale de paiement Faso ARZEKA vise à sécuriser le recouvrement des ressources publiques et à promouvoir l’inclusion financière. À l’échelle régionale, la BCEAO a déployé la plateforme PI-SPI, permettant des paiements instantanés et interopérables 24h/24 dans l’espace UEMOA.
Dans une dynamique confédérale, l’Alliance des États du Sahel (AES) a franchi une étape historique avec l’inauguration, le 23 décembre 2025, de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES), dotée d’un capital initial de 500 milliards de FCFA.
Réformes structurelles et regain de crédibilité internationale
Sur le plan institutionnel, le Burkina Faso a renforcé sa crédibilité financière internationale en sortant de la liste grise du GAFI en octobre 2025, un signal fort adressé aux investisseurs. En décembre, une loi qualifiée d’historique a été adoptée, imposant aux 828 grandes entreprises opérant dans le pays de construire leur siège social sur le territoire national, afin d’ancrer durablement la création de richesse au niveau local.
Le commerce extérieur affiche également des signaux encourageants. Si les chiffres définitifs de 2025 sont attendus, l’élan de 2024 avait déjà permis à la balance commerciale de repasser dans le vert avec un excédent de 178,6 milliards de FCFA, porté essentiellement par l’or, qui représente 78,6 % des exportations.
Pour stabiliser le marché intérieur, l’État a créé Faso Yaar, une société publique dédiée à l’approvisionnement en produits de grande consommation, tandis que le marché de Sankariaré à Ouagadougou a été modernisé pour plus de 2 milliards de FCFA.
Une économie en reconstruction stratégique
En 2025, l’économie burkinabè apparaît comme un organisme en pleine croissance, renforçant ses fondations industrielles tout en modernisant ses outils financiers et numériques. Une trajectoire assumée vers l’autonomie économique, la création d’emplois et la valorisation des ressources nationales, malgré un contexte régional et sécuritaire toujours exigeant.
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