Les États-Unis ont franchi un cap majeur dans le conflit qui ravage l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) en annonçant, lundi 2 mars 2026, des sanctions directes contre l’armée rwandaise, renseigne La Presse Ca.
Malgré un accord de paix signé en décembre 2025 sous l’égide de Donald Trump, Washington accuse désormais ouvertement Kigali de fournir un soutien opérationnel au M23, actif dans l’est congolais.
Le département d’État américain a ciblé les Forces de défense rwandaises (FDR) ainsi que quatre officiers supérieurs, dont le général Vincent Nyakarundi, chef d’état-major de l’armée de terre. Les sanctions prévoient le gel de leurs avoirs aux États-Unis et l’interdiction de toute transaction avec des entités américaines.
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La décision américaine intervient après la prise de la ville stratégique d’Uvira, dans le Sud-Kivu, par le M23 en décembre 2025, quelques jours seulement après la signature d’un accord qualifié de « grand miracle » par Donald Trump. Cette avancée rebelle avait suscité la colère de la Maison-Blanche.
Selon les renseignements américains, des milliers de soldats rwandais seraient actuellement déployés en RDC, participant activement aux combats et facilitant la consolidation territoriale du M23. Washington exige désormais le retrait immédiat des troupes, armes et équipements rwandais.
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Le porte-parole du département d’État, Tommy Pigott, accuse le M23 d’atroces violations des droits humains, évoquant exécutions sommaires et violences ciblées contre les femmes et les enfants.
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