La société « Faso Yaar » a signé deux conventions, respectivement avec la Nouvelle Société Sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO) et la Société nouvelle huilerie et savonnerie (SN-Citec), jeudi 05 février 2026, à Ouagadougou, dans le cadre de l’approvisionnement et de distribution de produits de grande consommation.
Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat veut progressivement opérationnaliser la société « Faso Yaar ». Dans cette dynamique, il a organisé une cérémonie de signature de deux conventions entre la société « Faso Yaar » et deux sociétés d’Etat spécialisées dans les productions de produits de grande consommation. Il s’agit de la Nouvelle Société Sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO) et la Société nouvelle huilerie et savonnerie (SN-Citec). La signature des conventions a eu lieu, jeudi 05 février 2026, à Ouagadougou, sous la houlette du Secrétaire général (SG) du ministère en charge du commerce, Alassane Ouédraogo. « La société ‘’Faso Yaar ‘’ a été créée pour la distribution des produits de grande consommation au niveau national. Elle a pour mission de participer à la régulation des prix de ces produits », a-t-il rappelé.
M. Ouédraogo a souligné que le département en charge du commerce considère trois produits comme prioritaires. Il s’agit de l’huile, du savon et du sucre. « Ces conventions entrent dans le cadre de l’opérationnalisation progressive de la société « Faso Yaar » qui, en principe, devrait ouvrir ses premières boutiques-témoins avant le début du mois du jeûne musulman et du carême chrétien », a indiqué Alassane Ouédraogo. Selon lui, ces conventions viendront renforcer le partenariat entre la société « Faso Yaar » avec les deux sociétés de distribution de produits de grande consommation.
« A ce stade, nous avons identifié 30 localités avec environ 57 lieux de distribution sur toute l’étendue du territoire national. Il y a des localités de certaines régions qui ont déjà commencé à être approvisionnées », a-t-il assuré.
Pour le directeur général de « Faso Yaar », le commandant Moussa Bako, les conventions signées définissent les conditions d’approvisionnement et de distribution des produits de la SN-Citec et la SN-SOSUCO, ainsi que les intérêts des parties. « Ces deux sociétés sont à la production. La société ‘’Faso Yaar’ est la distribution. Nous attendons de ces deux sociétés qu’elles mettent à la disposition de « Faso Yaar » les produits demandés à temps afin de satisfaire les populations et de remplir leurs engagements », a-t-il souhaité.
Pas de concurrence entre les commerçants et Faso Yaaar
Le commandant Bako a annoncé que le sucre et l’huile seront vendu aux prix normaux. « ‘’Faso Yaar’’ est là pour régler le marché et mettre à disposition de la population les produits de grande consommation, à juste prix », a-t-il précisé.
Le directeur général de la SN-SOSUCO, Djakaridja Hema Ouattara, a déclaré que l’essence de la SN-SOSUCO est de produire le sucre et le mettre à la disposition de la population. « Il y a un effort qui est en train d’être fait pour satisfaire les populations dans ce mois de carême. Nous allons travailler à ventiler le sucre sur toute l’étendue du territoire et le rendre accessible à un prix règlementé », a-t-il promis.
M. Ouattara a également invité les commerçants grossistes de la SN-SOSUCO à ne pas faire la rétention du sucre pendant le mois de carême et dans les autres mois. Car, à son avis, ce bien doit être accessible et disponible, en tout temps et en tout lieu.
« La convention n’impacte pas les commerçants habituels du sucre. Chacun doit simplement jouer sa partition pour disponibiliser le produit », a-t-il clarifié.
Quant au directeur général de la SN-Citec, Nomandé Prosper Kola, il a confié que l’huile de coton, l’huile de soja et le savon sont les produits concernés par la convention. « Après sa nationalisation, la SN-Citec a bénéficié d’un appui de l’Etat pour la mobilisation de 50 000 tonnes de graines de coton. Ce qui correspond à près de 8 millions de litres d’huile alimentaire. Cette quantité couvre largement les besoins de ‘’ Faso Yaar ‘’ », a-t-il dit.
M. Kola a soutenu que la SN-Citec offre le prix à l’usine dans les mêmes conditions que ceux octroyés aux commerçants. A l’entendre, la particularité de « Faso Yaar » n’est pas de faire la concurrence aux commerçants, mais de pouvoir réguler les prix. « Au cas où ‘’Faso Yaar’’ se rend compte qu’il y a des spéculations sur le marché, elle pourrait éventuellement contrebalancer ses effets pervers, en vendant les produits à juste prix », a-t-il conclu.
Adama SAWADOGO
Célestine KINI
(Stagiaire)
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