En prélude à la journée internationale de la femme célébrée le 8 mars de chaque année, le ministère de la Famille et de la solidarité a organisé une marche. L’événement sportif s’est déroulé dans les artères de la ville de Ouagadougou dans la matinée de ce mardi 3 mars 2026. La ministre de la famille et de la solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, a saisi l’occasion pour expliquer la nouvelle dynamique de cette célébration au Burkina Faso. Pour cette année, exit les festivités jugées superficielles : place désormais aux actions concrètes et à la mobilisation citoyenne.
Partie de l’immeuble Baoghin sis au quartier Larlé de la ville de Ouagadougou, en passant par le rond-point du 2 octobre, la marche pour marquer le mois de la femme a connu une mobilisation effective des autorités gouvernementales, notamment la ministre des Sports, celui des Serviteurs du peuple et celle en charge de la transition digitale. L’École nationale de la police, l’Institut national de formation en travail social (INFTS), la douane, les élèves de l’école Nongr-Massom, l’association des femmes handicapées étaient aussi de la partie.
Banderoles en main, les élèves de l’École nationale de la police entonnaient des chants pour galvaniser les sportifs. Lesquels chants étaient rythmés par des pas de danse et des cris d’allégresse.
Les sportifs parcourent la ville à pied
Pour Passowendé Pélagie Kaboré, ministre chargée de la famille et de la solidarité, le 8 mars, longtemps perçu comme une journée festive, ne sera plus le cas au Burkina Faso. Pour elle, cette journée sera désormais un cadre d’échanges, de réflexion, de mobilisation et d’actions concrètes en faveur des droits des femmes ainsi que de leur pleine participation au développement du pays.
« Dans le contexte de la révolution progressiste populaire, il ne sera donc plus question de cérémonies festives interminables ni de compétitions autour du plus bel uniforme, encore moins de simples retrouvailles autour de ripailles ou de soirées bien arrosées en oubliant l’essentiel », a-t-elle martelé.
À l’entendre, créer une société plus juste et inclusive doit désormais être la priorité. « L’essentiel, c’est de construire un pays où chaque femme et chaque fille occupe pleinement sa place dans l’édification d’un Burkina Faso de paix, de justice, de prospérité, avec dignité, honneur et bravoure », a-t-elle ajouté.
Passowendé Pélagie Kaboré, ministre de la famille et de la Solidarité, signifie que le 8 mars ne sera plus question de cérémonies festives interminables

Afin de marquer cette nouvelle manière de célébrer la journée internationale de la femme, un programme ambitieux a été élaboré. Il s’agit de la réalisation d’infrastructures de production et de transformation des produits locaux, de la mise en place de jardins maraîchers au profit des femmes en passant par l’organisation d’une journée de participation des femmes bâtisseuses de paix. Aussi, le mois de la femme sera marqué par des activités de sensibilisation, des causeries-débats ainsi que des prières œcuméniques.
En outre, Passowendé Pélagie Kaboré a fait comprendre que le thème de cette année n’est pas fortuit. Mais plutôt un thème interpellateur qui invite à une conscience collective et à la reconnaissance de la place centrale des femmes dans la quête de la paix et de la cohésion sociale.
De retour au point de départ, les sportifs ont fait une séance d’étirement et d’aérobic. Par ailleurs, cette activité sportive marque officiellement l’ouverture des activités du mois de la femme.
Fatima Kagoné/Ouédraogo, retraitée, a salué l’engagement du gouvernement de célébrer le 8 mars autrement

Participante à la marche, Fatima Kagoné/Ouédraogo, retraitée, a salué l’initiative entreprise par les autorités burkinabè pour célébrer autrement le mois de la femme et s’est engagée à suivre le programme mis en place.
« Dans les années 84-85, lorsque le 8 mars a été décrété au Burkina Faso, c’était pour que les femmes puissent s’autonomiser, qu’elles puissent jouer un rôle important dans la famille, et je suis ravie de constater qu’on revient sur ces anciens thèmes », a-t-elle fait savoir.
Elle encourage d’ailleurs l’ensemble des citoyens à pratiquer souvent le sport car il contribue au développement de l’organisme.
Samirata rappelle l’importance du sport et salue la décision du ministère de la Famille de marquer les activités du mois de la femme avec le sport.

Même son de cloche chez Samirata. « J’apprécie cette nouvelle manière de célébrer autrement le 8 mars à travers des actions impactantes, car cela rompt avec les anciennes habitudes qui consistaient à organiser des cérémonies dans de grandes salles », a-t-elle indiqué.
À noter que le 8 mars 2026 est placé sous le thème « Bâtir une paix durable au Burkina Faso, quelle contribution de la femme et des filles à la promotion du vivre-ensemble ».
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
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