7:30 pm - 15 janvier, 2026

Le vendredi 9 janvier 2026, le PÔLE ECOFI du Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou a rendu son jugement, dans une affaire de détournement de fonds publics, opposant le Ministère public à plusieurs prévenus. 

Ce procès, portant sur des accusations graves d’abus de fonction, de détournement de deniers publics, et d’enrichissement illicite, a attiré l’attention de l’opinion publique, notamment en raison de l’implication de figures publiques dont les premiers responsables de ladite structure.

Le tribunal a prononcé des verdicts variés, avec des peines de prison assorties de sursis, ainsi que des amendes substantielles pour les prévenus reconnus coupables. Parmi eux, S K JM a été déclaré coupable d’abus de fonction et de détournement de deniers publics, pour un montant total de 24 millions de francs CFA. Il a été condamné à cinq (05) ans de prison avec sursis et à une amende de 67,8 millions de francs CFA.

L’affaire a également vu des condamnations pour enrichissement illicite, notamment à l’encontre de K L, qui devra purger 24 mois de prison et verser une amende de 5 millions de francs CFA. Par ailleurs, O S et O/D A C ont été reconnus coupables de concussion, respectivement pour des sommes de 500 000 et 50 000 francs CFA, et condamnés à des peines de prison avec sursis.

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En plus des peines, les prévenus devront également indemniser l’État burkinabè pour les sommes détournées. Ainsi, S K JM devra verser 22,85 millions de francs CFA, et les autres prévenus devront payer entre 50 000 et 1,5 million de francs CFA à titre de dommages et intérêts.

Parmi les conséquences de la corruption dans le secteur de l’environnement, nous pouvons noter quelques pratiques irresponsables qui compromettent fortement la durabilité de l’environnement.

Ce sont, la privation des investissements nécessaires pour préserver l’environnement et le bien-être des populations ; la perte de biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles ; la fragilisation des efforts de conservation, créant ce cercle vicieux où la dégradation environnementale entraîne des coûts économiques et sociaux énormes qui affectent les populations les plus vulnérables.

Ce jugement constitue un signal fort dans la lutte contre la corruption au Burkina Faso, illustrant la volonté entre les acteurs de lutte contre la corruption et les autorités judiciaires de sanctionner les abus et d’assurer la transparence dans la gestion des deniers publics.

Le gouvernement burkinabè, représenté par l’Agent Judiciaire de l’État (AJE), a d’ores et déjà annoncé son intention de recouvrer les montants dus, avec des contraintes judiciaires allant de six (06) à douze (12) mois pour le recouvrement des dommages.

En attendant, ce verdict pourrait avoir des répercussions sur les futures actions judiciaires concernant la gestion des fonds publics au pays.

L’affaire a mis en lumière la question de l’éthique dans la gestion des ressources publiques et soulève des interrogations sur la responsabilité des agents publics dans le respect des normes de gouvernance. Elle interpelle également les citoyens burkinabè sur l’importance de la vigilance collective pour garantir une gestion saine et transparente des finances publiques.

En rappel,  cette enquête pénale a été diligentée et transmise au procureur du Faso le 30 décembre 2024, suite à un rapport d’audit et d’investigation produit en janvier 2024 par l’Autorité Supérieure de Contrôle et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC).

Source : DCP / ASCE-LC



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