La dégradation avancée de certaines bouteilles de gaz domestique en circulation au Burkina Faso suscite de sérieuses inquiétudes. Augustin Ouoba, l’auteur de cette alerte citoyenne, met en lumière les risques liés à l’utilisation de bouteilles abimées ou mal entretenues et interpelle les distributeurs et les consommateurs sur l’urgence d’agir pour prévenir des drames.
Au Burkina Faso, les bouteilles de gaz domestique commercialisées par certaines sociétés sont largement utilisées pour la cuisson quotidienne. Cependant, les images ci-jointes illustrent une réalité préoccupante : des bouteilles fortement rouillées, à la peinture écaillée, présentant des signes évidents de vieillissement avancé et de mauvais entretien.
Ces dégradations ne sont pas anodines. Une bouteille de gaz en mauvais état peut présenter plusieurs risques majeurs :
• Fuites de gaz dues à l’usure du métal ou des valves
• Risque d’explosion en cas de fragilisation de la structure
• Incendies domestiques provoqués par des micro-fissures invisibles à l’œil nu
• Défaillance du robinet, rendant difficile la coupure rapide du gaz en cas d’urgence
Or, le gaz butane est hautement inflammable. Utiliser une bouteille corrodée ou mal entretenue dans un espace clos comme une cuisine expose directement les familles à des accidents graves, parfois mortels.
Il est inadmissible que des bouteilles dans un tel état continuent d’être mises en circulation. Les sociétés distributrices ont la responsabilité de :
• retirer systématiquement les bouteilles détériorées,
• effectuer des contrôles techniques réguliers,
• remplacer les équipements défectueux,
• et sensibiliser les consommateurs aux règles de sécurité.
De leur côté, les usagers doivent refuser toute bouteille présentant de la rouille avancée, des bosses importantes ou un robinet défaillant.
👉 La sécurité ne doit jamais être sacrifiée au profit du commerce.
Une bouteille de gaz n’est pas un simple contenant : c’est un équipement sous pression, potentiellement explosif. Protéger les vies humaines doit rester la priorité absolue.
OUOBA Augustin
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