9:45 am - 4 mars, 2026

L’ONG World Vision (WV) Burkina Faso a organisé, ce vendredi 27 février 2026 à Ouagadougou, un atelier bilan du projet de Renforcement économique des jeunes (YES-KiRe). Cette rencontre a permis de faire le point sur la mise en œuvre du projet, de capitaliser les acquis, d’identifier les leçons apprises et d’en mesurer l’impact.

World Vision mène des actions concrètes pour améliorer les conditions de vie des populations. Dans le but de répondre aux besoins d’insertion socio-économique des jeunes, particulièrement dans le contexte humanitaire du Burkina Faso, elle a initié le projet YES-KiRe dans les zones urbaines et périurbaines du pays. L’objectif était d’améliorer durablement les moyens de subsistance et les compétences de vie de 1 500 jeunes à Ouagadougou (arrondissements 4, 9 et 12) ainsi qu’à Boromo.

À terme, le projet devrait impacter indirectement 4 500 personnes, membres des ménages des jeunes bénéficiaires

Le directeur des opérations de World Vision Burkina Faso, Richard Somé, a indiqué que les bénéficiaires ont été formés dans plusieurs filières, notamment : élevage, transformation de produits locaux, coupe-couture, tissage de pagnes traditionnels, teinture, menuiserie métallique, menuiserie bois, électricité bâtiment et solaire, mécanique automobile, mécanique deux-roues, coiffure dame et homme.

Il a précisé qu’en plus de la formation professionnelle, les jeunes ont été outillés sur les plateformes financières et le marketing digital, notamment sur la création et la gestion de comptes professionnels (Facebook Pro, Instagram Pro, WhatsApp Business et YouTube), ainsi que sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la communication commerciale afin d’accroître la visibilité et la commercialisation de leurs produits. Ils ont également bénéficié de formations en gestion du stress, en civisme, en art oratoire et en gestion financière.

Des actions de plaidoyer sont en cours afin d’encourager les partenaires à renouveler le projet YES-KiRe

L’ONG ne s’est pas contentée de former les jeunes. Chaque bénéficiaire a reçu un kit d’installation pour lancer son activité. Afin d’assurer la viabilité des entreprises créées, un suivi rapproché a été assuré par les équipes de World Vision, en collaboration avec le ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi, le ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique, le ministère de la Famille et de la solidarité, les centres de formation professionnelle ainsi que les représentants communautaires (facilitateurs et comités de gestion des plaintes et feedbacks).

Le projet a été mis en œuvre de janvier 2024 à février 2026. Il a ciblé des jeunes filles et garçons vulnérables âgés de 15 à 24 ans, dont 64 % de filles et 62 % de personnes déplacées internes (PDI).

Safiéta Lenglengué et Richard Somé ont remercié les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement

Safiéta Lenglengué est l’une des bénéficiaires du projet YES-KiRe. Elle a exprimé sa reconnaissance à l’endroit de World Vision. Après son échec au BEPC, ses parents n’avaient pas les moyens de financer la poursuite de ses études. Sans formation professionnelle, elle se retrouvait inactive. Grâce au projet, elle a pu se former en teinture et commercialise désormais des tissus en Koko Dunda. Elle dispose aujourd’hui d’une clientèle fidèle et peut générer au moins 50 000 FCFA par mois. À long terme, elle ambitionne d’agrandir son activité.

Le projet YES-KiRe a été financé à hauteur de 737 951 625 FCFA par World Vision Allemagne.

Certains jeunes installés à leur propre compte dans le cadre du projet ont embauché d’autres jeunes

« Le projet s’inscrit dans la stratégie globale “Our Promise” de World Vision, alignée sur les priorités nationales du Burkina Faso en matière d’autonomisation des familles vulnérables. Il met l’accent sur l’emploi durable et sur l’approche “Youth Ready”, dans une dynamique de soutien aux jeunes. Permettez-moi de saluer l’engagement des partenaires, notamment les autorités étatiques, les services techniques, les centres de formation professionnelle, les organisations de jeunesse, ainsi que les leaders coutumiers et religieux, dont l’implication a contribué à la réussite du projet. Nous avons travaillé ensemble pour aider cette jeunesse à développer ses compétences entrepreneuriales, à créer des emplois décents et à contribuer au développement de leurs communautés », a déclaré le directeur pays de World Vision au Burkina Faso, Donatien Bigiraneza.

L’atelier bilan du projet YES-KiRe a été placé sous la présidence de la ministre des sports, de la jeunesse et de l’emploi, Annick Pikbougoum Zingué, représentée par son directeur de cabinet, Evariste Dabiré.

Evariste Dabiré s’est dit ravi de constater que le projet s’inscrit en droite ligne des aspirations des autorités actuelles

« Au nom du gouvernement du Burkina Faso, je tiens à saluer l’engagement constant de l’ONG World Vision aux côtés du peuple burkinabè. Votre action s’inscrit en droite ligne de notre vision nationale : faire de la jeunesse le moteur de la résilience et du développement de notre patrie. Le projet YES-KiRe, loin d’être une simple initiative de renforcement des capacités, a constitué un véritable levier d’espoir. En ciblant 1 500 jeunes vulnérables, il a permis de transformer des parcours de vie à travers des formations concrètes dans des filières porteuses, tout en intégrant des modules sur le développement personnel et l’autonomisation. Je vous invite à poursuivre le suivi et à inspirer nos futures initiatives en faveur de l’employabilité », a-t-il conclu.

Donatien Bigiraneza a jugé le bilan du projet satisfaisant

À noter que World Vision est une organisation internationale chrétienne dont la mission est de travailler avec les enfants, les familles et leurs communautés afin qu’ils atteignent leur plein potentiel, en s’attaquant aux causes profondes de la pauvreté et de l’injustice. L’organisation intervient sans distinction de religion, d’origine ethnique ou de sexe. Au Burkina Faso, World Vision a lancé ses opérations en 2021 pour répondre aux besoins humanitaires croissants, avec pour objectif de réduire la souffrance et de renforcer la résilience des populations affectées par la crise.

SB

Lefaso.net

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