La magie de Noël a brillé d’un éclat particulier à travers l’organisation d’un arbre de Noël dédié aux enfants déplacés internes, ceux des forces combattantes tombées sur le champ d’honneur ainsi que les enfants qui vivent dans des situations défavorisées. La cérémonie s’est déroulée dans l’après-midi de ce mercredi 14 janvier 2026 au sein de la mairie de l’arrondissement 9 de Ouagadougou.
Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et humanitaires, cette initiative a permis de redonner le sourire à 300 enfants, qui, malgré les épreuves, gardent en eux l’innocence et l’espoir. En effet, accueillis dans un espace festif, les enfants ont été plongés dans une ambiance chaleureuse rythmée par des danses.
Marietou Kaboré, représentante des bénéficiaires, a remercié le mouvement Shalom Burkina pour ce moment de bonheur et de partage. Elle a profité de l’occasion pour rappeler les difficultés d’être un enfant déplacé interne.
Marietou Kaboré, représentante des enfants, remercie l’organisation pour ce moment qui leur donne la possibilité d’oublier la solitude, surtout après les périodes difficiles qu’ils ont vécues avec leurs familles
« Je voudrais vous dire que c’est difficile d’être un enfant déplacé. Nous avons perdu nos maisons, nos familles et nos amis. Mais aujourd’hui, nous sommes heureux parce que nous sommes entourés de personnes qui nous aiment et qui nous soutiennent », s’est-elle exprimée.
Par ailleurs, elle a formulé le souhait de voir leurs conditions de vie et scolaires s’améliorer. Ainsi, elle demande un soutien concret au mouvement Shalom Burkina pour la construction d’infrastructures scolaires, toute chose concourant à la construction de leur avenir et permettant d’alléger les charges de leurs mères.
Aperçu de la forte mobilisation des tout-petits à l’arbre de Noël

« Beaucoup de nos mamans sont réduites à la mendicité. Nous vous demandons de les aider et de nous offrir les repas journaliers. Pour préparer notre avenir, nous voudrions vous demander des salles de classes dans nos écoles car nous sommes coincés dans nos classes », a-t-elle poursuivi.
Un acte fort, rempli d’humanisme et d’esprit de solidarité
Au-delà de la célébration, ce geste de la part du mouvement Shalom se veut un acte d’humanité et de solidarité envers ces enfants vivant dans une situation de grande précarité et souvent confrontés aux multiples maux qui minent nos sociétés. En leur accordant cette attention symbolique, le mouvement Shalom leur témoigne son plus grand soutien.
Ainsi, Mgr. Don Andrea Pio Cristiani, fondateur du mouvement Shalom Burkina, confie qu’au sein du mouvement Shalom, les enfants sont prioritaires et qu’organiser une fête en leur honneur est donc un moyen pour l’organisation de communier avec ces enfants qui constituent l’avenir.
Mgr Don Andrea Pio Cristiani, fondateur du mouvement Shalom Burkina, remet un cadeau à un enfant déplacé interne

« Nous avons organisé cet arbre de Noël pour les enfants car Noël est une rencontre avec le Christ, qui nous a appris la paix et la fraternité, mais aussi parce que nous pouvons comprendre les souffrances que peuvent endurer des enfants qui, dans l’obligation, doivent fuir leurs villages, leurs familles ainsi que leurs amis », a-t-il laissé entendre.
La fête de Noël a été organisée avec l’appui de la mairie de l’arrondissement 9 de Ouagadougou. Cet accompagnement démontre qu’au-delà des crises qui sévissent au Burkina Faso, l’élan de solidarité demeure un pan important.
Selon la présidente de la délégation spéciale, Jocelyne Sanon/Traoré, cette activité entre en droite ligne avec les orientations du président du Faso, qui consistent à renforcer la solidarité. Cet arbre de Noël a été pour elle le lieu de traduire sa reconnaissance au mouvement Shalom Burkina pour cette activité qui vise à renforcer la cohésion sociale, mais aussi de rappeler aux enfants qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils ont des familles et des parents au Burkina Faso.
La présidente de la délégation spéciale de la mairie de l’arrondissement 9, Jocelyne Sanon/Traoré, rappelle aux enfants qu’ils ne sont pas des orphelins

« J’exprime toute ma reconnaissance au mouvement Shalom Burkina car ce soir, nous avons vu la joie sur le visage de 300 enfants issus des couches vulnérables, des enfants déplacés internes qui n’ont pas choisi leur situation ainsi que les enfants des FDS et VDP tombés. À ces enfants, nous leur disons qu’ils ne sont pas des orphelins car ils ont des pères et des mères un peu partout au Burkina Faso et ailleurs, qui se soucient de leur bien-être et souhaitent les voir dans la joie », a-t-elle fait comprendre.
Au cœur de l’évènement, la remise de cadeaux a été un temps fort. Des jouets, notamment des poupées, des voitures miniatures, des guitares, etc., ont été distribués aux enfants, suscitant chez eux des regards émerveillés.
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
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