La Société burkinabè de neurochirurgie (SOBUNC) tient, du 5 au 7 février 2026, son 6ᵉ congrès. Cette rencontre scientifique est sous le thème : « Optimisation des soins neurochirurgicaux dans un pays à ressources limitées ». Elle a officiellement débuté ce jeudi 5 février 2026 et se déroule sous le patronage du président de l’Assemblée législative de transition, Ousmane Bougouma.
Ce congrès réunit des neurochirurgiens et des professionnels paramédicaux autour des enjeux liés à l’amélioration de la prise en charge des pathologies neurochirurgicales dans un contexte de ressources limitées. Il constitue un cadre d’échanges d’expériences, de partage de connaissances et de réflexion sur les perspectives de développement de la spécialité au Burkina Faso.
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le président de la SOBUNC, le Pr Abel Kabré, a rappelé le chemin parcouru depuis la création de la société savante. « Tout a commencé il y a 11 ans dans cet amphithéâtre, à l’occasion du premier congrès de notre société en février 2015 », a-t-il indiqué. Selon lui, au fil des années, les effectifs se sont considérablement renforcés, passant d’un nombre très limité de spécialistes à plus de 23 neurochirurgiens membres pleins, appuyés par des professionnels paramédicaux, notamment des attachés de santé en anesthésie et en chirurgie, ainsi que des membres juniors en formation.
Le président de la Société burkinabè de la neurochirurgie, Pr Abel Kabré
Le Pr Kabré a également souligné l’évolution de la carte sanitaire en matière de neurochirurgie. Alors qu’un seul service existait à Ouagadougou à l’époque, la spécialité est désormais représentée dans plusieurs centres hospitaliers régionaux, notamment à Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouahigouya, Kaya, Tenkodogo, Ziniaré et Gaoua, traduisant, selon lui, le dynamisme et le développement de la discipline au Burkina Faso.
Selon le président de la SOBUNC, longtemps méconnue et redoutée par les populations, la neurochirurgie est aujourd’hui de plus en plus sollicitée, soit sur indication médicale, soit de manière spontanée. Elle ne se pratique plus uniquement dans la capitale, mais également dans plusieurs régions du pays et dans le secteur privé.
Une vue des participants

Abordant les perspectives, Pr Kabré a exprimé l’espoir de voir prochainement opérationnel le centre de neurochirurgie de haut niveau à vocation régionale dont les infrastructures sont déjà réalisées. Il a réaffirmé la conviction de la société savante que ce centre pourrait devenir un pôle d’excellence et de référence, notamment pour des sous-spécialités telles que la neurochirurgie vasculaire et la neurochirurgie fonctionnelle. Une ambition soutenue, selon lui, par les autorités sanitaires et les partenaires, avec pour objectif de réduire, voire d’éviter, les évacuations sanitaires hors du pays et de positionner le Burkina Faso comme un centre de référence en Afrique de l’Ouest pour la prise en charge des pathologies neurochirurgicales.
David Lompo, représentant du président de l’Assemblée législative de transition

Pour David Lompo, représentant du président de l’Assemblée législative de transition, Ousmane Bougouma, ces types de rencontres d’échanges entre les praticiens de la neurochirurgie du Burkina Faso et des autres pays du monde sont porteurs d’espoir pour les populations. Car elles permettent d’améliorer la pratique de la chirurgie du cerveau et de la moelle épinière. « L’évolution constante des sciences médicales et les changements majeurs en cours au niveau du système de santé de notre pays sous l’impulsion du président du Faso, chef de l’État, démontrent à souhait la pertinence du thème de ce congrès. Les conclusions de cette rencontre de haut niveau contribueront sans nul doute à l’amélioration de la prise en charge de la santé de nos populations aussi bien du Burkina Faso, dans l’AES, que des autres pays de notre sous-région, étant entendu que nos populations vivent presque les mêmes réalités », a-t-il laissé entendre.
Rama Diallo
Lefaso.net
Lire l’article original ici.

