Le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a rendu son jugement dans une affaire de corruption liée à la vente de places dans des établissements publics d’enseignement, le 29 janvier 2026.
Cette affaire fait suite à des dénonciations en lien avec les pratiques illégales dans le secteur éducatif.
Des dénonciations sur lesquelles l’ASCE-LC a fait des investigations et mis en évidence des faits graves, notamment des enseignants et responsables d’établissements scolaires qui ont exigé des sommes d’argent allant de 50 000 à 200 000 FCFA auprès de parents, en contrepartie de l’admission d’élèves dans des établissements publics.
Au terme des enquêtes, plusieurs personnes ont été traduites devant les juridictions compétentes et ont été déclarées coupables d’abus de fonction et de concussion. Il s’agit des prévenus B.L, S.A, D. I., O. A. et K. Y. M. L. En répression, chacun des cinq prévenus a été condamné à 12 mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende ferme de 2 millions FCFA. Ils sont également tenus solidairement au paiement des dépens et des réparations symboliques d’1 FCFA à l’ASCE-LC, et au Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC). Le tribunal a en outre prévu une contrainte judiciaire de neuf mois en cas de non-exécution des condamnations pécuniaires.
Cette décision judiciaire constitue un signal fort adressé à tous les acteurs du secteur éducatif et, plus largement, à l’ensemble des institutions publiques. Elle traduit la volonté des autorités de protéger le capital humain, socle du développement durable, et de renforcer la confiance des citoyens dans l’Etat et ses organes.
L’ASCE-LC remercie les citoyens qui ont contribué à la manifestation de la vérité en dénonçant ces pratiques. Leur engagement démontre que la lutte contre la corruption est une responsabilité collective et que la vigilance citoyenne demeure essentielle pour préserver l’équité, l’intégrité et l’avenir des générations futures.
Lefaso.net
Source : DCP / ASCE-LC
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