La communauté internationale commémore ce mercredi 4 février 2026, la Journée mondiale contre le cancer, une occasion pour encore rappeler l’importance de la prévention, notamment par le dépistage régulier et le contrôle des habitudes alimentaires.
De nombreux rapports cités par les médias en cette journée commémorative révèlent que de nombreux cas de cancers sont liés à deux habitudes modifiables : le tabagisme (fumeurs et ceux exposés à la fumée) et la consommation d’alcool.
Une étude de l’Agence internationale de recherche sur le cancer (CIRC)/Organisation mondiale de la santé (OMS), publiée la veille, indique que près de quatre cancers sur dix dans le monde sont évitables (près de 40 % des cas du cancer pourraient être évités).
Elle s’appuie sur des données provenant de 185 pays et portant sur 36 types de cancers. En 2022, chez les hommes, la proportion de nouveaux cas de cancers évitables atteignait 45 %, contre 30 % chez les femmes.
Chez les hommes, le tabagisme constitue la première cause de nouveaux cas de cancers (environ 23 %), suivi des infections (9 %) et de la consommation d’alcool (4 %). Chez les femmes, 11 % des nouveaux cas de cancers sont liés aux infections, suivis du tabagisme (6 %) et d’un indice de masse corporelle élevé (3 %).
Au Burkina, la situation interpelle
En effet, au Burkina, 14 538 nouveaux cas de cancers ont été notifiés en 2022, contre 11 643 en 2018, soit une augmentation de 24,9% en quatre ans (données provenant de l’atelier organisé par le Programme national de lutte contre le cancer (PNLC) en partenariat avec l’ONG CHAI, 3 octobre 2024). Le nombre de décès est, quant à lui, passé de 9 221 en 2018 à 10 998 en 2022, soit une hausse de 19,3%. Toujours selon la source sus-référencée, les cancers les plus fréquents sont les cancers gynécologiques, notamment celui du sein (21, 6%), celui du col de l’utérus (9,9%) et le cancer de la prostate (11%).
Parlant de facteur tabac, des organisations de la société civile, à l’image de Afrique contre le Tabac (ACONTA), mènent le combat depuis plusieurs années contre le tabagisme, en contribuant également aux côtés des institutions publiques burkinabè à travers les programmes mis en place à cet effet.
« Au Burkina, ce sont 4 700 personnes qui meurent chaque année du fait des maladies liées au tabac, soit 2% de tous les décès du pays ; de même, le gouvernement dépense 57 000 000 000 FCFA par an pour faire face aux conséquences sanitaires et socio-économiques dévastatrices de la consommation du tabac », interpelle l’ACONTA.
O.L.
Lefaso.net
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