Le ministère de la Sécurité a enregistré un taux global de réalisation de 95,30% de son contrat d’objectifs à la date du 31 décembre 2025. L’annonce a été faite par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, à l’issue de sa séance d’évaluation.
Selon le ministre, l’évaluation a porté sur sept actions prioritaires inscrites dans le contrat d’objectifs 2025. La première action concerne le renforcement des capacités opérationnelles des forces de police et de gendarmerie. À ce niveau, le ministère a procédé, au cours de l’année 2025, à l’acquisition de moyens roulants ainsi que de moyens de protection au profit des deux forces, afin d’améliorer leur efficacité opérationnelle sur le terrain. La deuxième action portait sur l’intensification de la lutte contre le grand banditisme et la criminalité en général. D’après Mahamadou Sana, les efforts déployés ont permis de réduire le taux de criminalité et de grand banditisme. « Nous avons été aussi évalués sur l’intensification de la lutte contre le grand banditisme et la criminalité de façon générale. A ce niveau, nous avons pu faire fléchir le taux de criminalité de 0,62 %», a fait savoir le ministre. Plusieurs opérations ont été menées dans ce cadre, dont l’opération Wibga, visant à renforcer la présence sécuritaire et à neutraliser les réseaux criminels.
La troisième action était relative à la consolidation de l’accès aux documents d’identité. En 2025, le ministère indique avoir produit 1,5 million de cartes nationales d’identité burkinabè ainsi que plus de 90 000 passeports au profit des populations. Le ministre a également souligné l’opérationnalisation du passeport AES et, plus récemment en janvier 2026, celle de la Carte d’identité de l’AES (CIB AES).
La quatrième action concernait la définition et la mise à niveau des réformes en matière de bonne gouvernance. À ce niveau, Mahamadou Sana a rappelé la réduction drastique des postes de contrôle, une mesure visant à lutter efficacement contre la corruption. Des initiatives telles que la brigade mobile de sécurité d’intervention et le commissariat mobile ont également été mises en place. Par ailleurs, le dispositif sécuritaire a été renforcé dans les grands centres urbains à travers l’installation de postes d’observation et d’autres mécanismes de contrôle. La cinquième action portait sur les modalités de participation des populations à la sécurité. Le ministre a insisté sur l’importance de la mobilisation citoyenne, soulignant que la sécurité demeure une responsabilité partagée entre les forces de défense et de sécurité et les populations.
La sixième action porte sur l’amélioration de la sécurité routière. Face à un taux encore élevé de mortalité sur les routes, le ministère a mené de nombreuses actions de sensibilisation et de répression. Ces efforts ont permis, selon le ministre, d’enregistrer une réduction du taux de criminalité lié aux accidents de la route au Burkina Faso. La septième action concernait la mutualisation des systèmes d’information. À ce niveau, plusieurs plateformes ont été développées, notamment celles supportées par le système d’Identification, rapprochement et analyse de police (IRAPOL). Ces outils permettent d’anticiper les contrôles en identifiant les personnes ou objets recherchés.
Au terme de l’évaluation, le ministre Mahamadou Sana a indiqué que des instructions claires ont été données pour poursuivre et intensifier les réformes engagées dans le secteur de la sécurité. Il y a le renforcement de la lutte contre la criminalité et le grand banditisme et l’amélioration des résultats obtenus.
Il a également annoncé des orientations visant à renforcer la gestion des ressources fauniques, forestières et halieutiques. Le ministre a rappelé que le corps des Eaux et Forêts est désormais rattaché au ministère de la Sécurité, une réforme appelée à être capitalisée et consolidée.
Rama Diallo
Lefaso.net
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