Le Comité spécialisé permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l’Union parlementaire des Etats membres de l’organisation de la coopération islamique (UPCI) a clos ses travaux, le mercredi 14 janvier 2026, à Ouagadougou avec des recommandations pour une migration responsable et contrôlée.
Les parlementaires de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont pris à bras le corps la question majeure de protection des migrants et des réfugiés. Pour le démontrer aux décideurs politiques, le Comité spécialisé permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l’Union parlementaire des Etats membres de l’organisation de la coopération islamique (UPCI), lors de la clôture le mercredi dernier à Ouagadougou de ses travaux de la deuxième réunion, a formulé un parterre de recommandations présentées par le député burkinabè de l’Assemblée législative de transition, Moussa Sangaré.
Les plus importantes, au nombre de 13, ont mis l’accent sur la nécessité d’accorder une importance particulière et prioritaire à la résolution des questions qui engendrent les flux migratoires, à la gestion des réfugiés et à toutes autres formes de déplacement en masse des populations. Coordonner efficacement les actions d’intervention et de sensibilisation des populations, cultiver davantage la solidarité envers les Etats ouest-africains en guerre contre le terrorisme, reconnaitre et soutenir l’engagement du peuple palestinien actuellement victime de violences, constituent les autres recommandations, entre autres.
Les parlementaires de l’UPCI ont lancé un appel aux Etats à se conformer au cadre juridique mondial relatif au « Pacte de Marrakech ». Cet accord international non contraignant de l’ONU sur les migrations sûres, ordonnées et régulières, vise à mieux gérer les flux migratoires mondiaux, en protégeant les droits des migrants tout en respectant la souveraineté des Etats. Les parlementaires ont aussi invité les décideurs à mutualiser les efforts pour mettre fin aux migrations mortelles aux larges des côtes occidentales, s’unir pour barrer la route à l’expansion du terrorisme et créer des emplois pour les jeunes. Ils ont également exprimé leur soutien au Soudan et ont insisté sur la mise sur pied d’un système résilient d’intégration économique en Afrique.
La réunion de l’UPCI a également condamné les violences faites aux migrants et a ouvertement manifesté sa reconnaissance à la légitimité des luttes menées par l’Etat de la Palestine, du Soudan et celles de la Confédération des Etats du Sahel. Selon le secrétaire général de l’UPCI, l’honorable Mouhamed Khouraichi Niass du Sénégal, ces résolutions doivent connaitre une prise en compte rapide, afin de soulager les conditions des réfugiés et définir un chemin clair pour les migrations.
Il a rassuré de la solidarité islamique et son engagement dans les actions humanitaires en faveur des migrants et des réfugiés. Pour cette rencontre de l’UPCI, les délégations venues notamment de Palestine, du Maroc, du Tchad, de Turquie, du Mozambique, de Gambie et du Burkina Faso etc.
Wanlé Gérard COULIBALY
Patricia TAONSGO
(Stagiaire)
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