Dans un contexte où la terre du Liptako défie quotidiennement les aléas climatiques et sécuritaires, l’Union fraternelle des croyants de Dori (UFC-Dori) a ouvert, ce vendredi 27 février 2026, les portes de la 21e édition des Journées du maraîcher du Sahel (JMS). Sous un soleil de détermination, le Centre social de l’UFC-Dori est devenu le carrefour d’une ambition commune : transformer chaque parcelle cultivée en un rempart pour la dignité humaine.
Le ton de cette édition, placée sous le thème de la souveraineté alimentaire et de la résilience, a été donné par François Paul Ramdé, figure de proue de l’initiative. Avec une émotion contenue, il a rappelé que l’événement dépasse le simple cadre d’une foire commerciale. « Soutenir les producteurs du Sahel, c’est soutenir la vie, l’espoir et la dignité de nos communautés », a-t-il martelé, érigeant les maraîchers au rang d’« artisans silencieux de la résilience ».
Le gouvernement, représenté par Boureima Dango, au nom du ministre d’État en charge de l’Agriculture, a réaffirmé son soutien indéfectible aux acteurs ruraux. Dans une rhétorique forte, il a lié la production agricole à la stabilité de la nation, rappelant que l’Offensive agro-pastorale et halieutique est le levier par excellence de cette reconquête. Pour l’exécutif, chaque récolte réussie au Sahel est une « victoire contre la peur » et un pas décisif vers une indépendance réelle.
Le haut commissaire du Seno, Yaya Koné, représentant le gouverneur de la région du Sahel

Le « Produire local » : un choix stratégique
Donnant le coup d’envoi officiel des festivités, le haut-commissaire de la province du Séno, représentant le gouverneur de la région du Liptako, a élevé la production locale au rang de priorité de défense.

Au milieu des étals colorés témoignant de la richesse du terroir malgré l’aridité, Salou Boureima, porte-parole des producteurs, a exprimé la gratitude de ses pairs. Pour lui, les JMS sont un catalyseur de progrès techniques et un espace unique de dialogue avec les partenaires et les consommateurs. Il a particulièrement salué l’UFC-Dori pour son rôle de facilitateur historique dans cette quête de performance et de qualité.

Les festivités et l’exposition-vente se poursuivront jusqu’au 1er mars 2026. Plus qu’une vitrine, cette 21e édition s’affirme comme le manifeste d’un Sahel qui refuse la fatalité et choisit de se nourrir par ses propres mains.
Lefaso.net
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