7:32 am - 5 mars, 2026

La salle de réunion de l’hôtel Dima a servi de cadre, le jeudi 26 février 2026, à l’ouverture solennelle de l’atelier de dialogue communautaire sur l’Éducation à la vie familiale (EVF) dans la « cité du cavalier rouge ». Cette activité, financée par l’UNESCO, marque une étape décisive dans la mise en œuvre de politiques éducatives adaptées aux réalités des adolescents burkinabè. Portée par la Direction générale des appuis spécifiques (DGAS), cette rencontre vise à stimuler un dialogue intersectoriel pour améliorer l’EVF en milieu scolaire.

La cérémonie d’ouverture a été ponctuée par trois interventions majeures qui ont planté le décor de ces deux jours de réflexion. L’activité a mobilisé une centaine de participants composés, entre autres, de leaders coutumiers et religieux, de parents d’élèves, de membres d’associations de jeunesse et d’élèves. Outre les cadres du ministère de l’Enseignement secondaire, on notait la présence des représentants du ministère de l’Enseignement de base (MEBAPLN) et de la coordonnatrice de l’antenne de l’UNESCO au Burkina Faso.

l’activité a mobilisé une centaine de participants

Le directeur général des appuis spécifiques (DGAS), M. Boureima Nabaloum, a d’emblée souligné le caractère « hautement stratégique » de cet atelier. Il fait suite à une étude pilote d’envergure menée dans la région du Centre-Ouest (Nando/Koudougou). Ce rapport, validé le 24 février dernier sous l’égide du ministre, Pr Moumouni Zoungrana, a été plébiscité par l’ensemble des acteurs pour sa pertinence. Le DGAS a saisi cette occasion pour saluer la « forte contribution » des élèves et du corps enseignant, dont l’implication a été le moteur de cette enquête.

Boureima Nabaloum, directeur général des appuis spécifiques (DGAS)

Représentant le ministre, le chargé de mission Bassambier David Bado a réaffirmé que l’EVF est un pilier des curricula du secondaire. Toutefois, il a précisé que les contenus doivent évoluer : « Cette enquête permettra de mieux réorienter les enseignements pour qu’ils soient en parfaite adéquation avec les besoins des bénéficiaires. » Dans son allocution, M. Bado a précisé : « Après la validation des résultats, le ministère va s’approprier le contenu de cette enquête. Elle sera épiée afin de servir de boussole pour réorienter et adapter davantage l’éducation à la vie familiale. »

Bassambier David Bado, chargé de mission du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique

S’adressant aux jeunes, il les a exhortés à une participation active et à une appropriation totale des conclusions de l’enquête. Pour lui, le savoir ne vaut que s’il transforme le quotidien : « Il faut que le comportement suive. Le contenu doit se traduire en actes pour vous permettre de réussir votre cursus scolaire. ». C’est sur ces mots d’encouragement qu’il a officiellement déclaré ouvert le cadre de dialogue sur l’EVF.

Mme Chau Kathleen, spécialiste de l’éducation à la santé et au bien-être à l’UNESCO Paris, a rappelé que Koudougou est l’un des cinq sites choisis pour cette étude sur le regard des jeunes. Pour l’UNESCO, l’école demeure le sanctuaire idéal pour transmettre les compétences de vie courante, la gestion de l’hygiène menstruelle et la culture de la paix.

Mme Chau Kathleen, spécialiste de l’éducation à la santé et au bien-être à l’UNESCO Paris.

Selon elle, aujourd’hui, l’objectif est d’aller plus loin : « analyser ces résultats à la lumière de votre expérience de terrain et formuler ensemble des actions concrètes et réalistes, que ce soit dans les enseignements ou dans les activités péri- et parascolaires. » Elle ajoute que la visite des établissements prévue le jour suivant leur permettra d’ancrer les échanges dans la réalité pratique de la mise en œuvre de l’EVF.

L’activité se poursuit ce vendredi avec une phase d’immersion. Les participants se rendront d’abord au lycée communal, ensuite au lycée de l’Amitié et au lycée de Peyiri pour s’imprégner des réalités pédagogiques et consolider les recommandations issues du dialogue. Ce passage de la parole aux actes est la condition sine qua non pour que l’EVF ne soit plus seulement une discipline scolaire, mais un véritable projet de vie pour la jeunesse burkinabè.

Prince Omar

Lefaso.net

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