9:44 am - 4 mars, 2026

L’épisode du contrat de carburant et de sa gestion mobilise d’énormes questionnements depuis l’ouverture de ce qui semble se présenter désormais comme un labyrinthe. Ce lundi 2 mars 2026, un des éléments-clés de cette partie est finalement passé à la barre, en qualité de témoin. Il s’agit de Ramata Bamba, responsable de l’entreprise avec laquelle, le ministère a signé le contrat de 115 millions devenus aujourd’hui un véritable casse-tête chinois pour l’ensemble des parties qui cherchent à comprendre. Si le passage de Mme Bamba visait à éclairer le Tribunal et les parties, les réactions de ceux-ci laissent transparaître que les fruits n’ont pas totalement répondu (pour ne pas en dire plus) à la promesse des fleurs. Et pour preuve, un des conseils a fini, après toute une journée de plus d’échanges, questionnements, consultations de documents disponibles et de confrontations, par constater ceci : « on ne fait que tourner en rond ».

Bien plus, l’ancien bâtonnier, Me Paulin Salembéré (c’est de lui qu’il s’agit) ajoute : « tous les témoins qui sont passés devant vous (le Tribunal : Ndlr), aucun n’est fiable. Certains mêmes auraient pu être poursuivis, et fermement. Mais comme la poursuite est sélective (l’opportunité de poursuite appartenant au ministère public : Ndlr) ». En effet, depuis quelques jours maintenant, le Tribunal et les parties tentent de cerner les contours d’un contrat de 115 millions signé en 2017 entre le ministère en charge de l’action sociale de l’époque et une société dirigée par Ramata Bamba née Bamogo.

Du passage de plusieurs témoins et prévenus, on retient qu’en lieu et place du carburant, ce sont des numéraires qui ont été encaissés par un cercle restreint du ministère, aidé en cela également par un commerçant, Sompagnimdi Ismaël Ouédraogo (prévenu). Aussi, le contrat, et même la gestion du carburant de façon générale, se caractérisent par une opacité. Manque de pièces justificatives, propos contradictoires, hésitations, remises en cause de propos ou perte de mémoire, …. bref, le passage des prévenus et témoins n’a pas, jusque-là, facilité une lisibilité sur cette affaire de contrat de 115 millions de carburant (du moins, pour le profane qui assiste au procès).

Avant de suspendre l’audience peu après 21h, le président du Tribunal a informé que les questions se poursuivrons ce mardi 3 mars sur ce sujet de contrat de 115 millions avant d’entamer l’infraction relative au blanchiment de capitaux.

Lefaso.net

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